La famille est l’élément central et fondamental de la société. Elle doit donc être protégée, valorisée et préservée. Sa dissolution, sa mise au banc des préoccupations des pouvoirs publics sont les signes avant-coureurs d’une société décadente et égoïste. Une politique familiale volontariste est un des premiers gages de la solidarité nationale et de la préservation de notre identité nationale.

 

Analyse

En 2007, Nicolas Sarkozy s’était solennellement engagé à en faire une priorité : «transmettre les repères de l’autorité, du respect et du mérite, soutenir fortement toutes les familles sans a priori, allouer des droits sociaux et des droits à la retraite pour ceux qui se consacrent à l’éducation de leurs enfants ou qui s’occupent d’une personne handicapée.. »
Le bilan du quinquennat en matière familiale et démographique est pourtant bien négatif :
Le respect de l’autorité est sans cesse bafoué et en particulier à l’école, le désormais célèbre : «casse-toi pauvre con » est devenu une emblématique valeur d’exemple…

  • D’après une étude de l’INSEE de 2009, il faudrait s’enorgueillir du taux de natalité en 2008 « jamais atteint en France », de 2,02 enfant par femme (dont 52% hors mariage); or, ces statistiques sont basées sur les « femmes accouchant en France ». Si l’on ne prend en compte que les femmes de nationalité française, on tombe alors à un taux de fécondité de 1,8… Sur 832 799 naissances enregistrées en 2010, seules 667 707 étaient issues des deux parents de nationalité française.
  • L’INSEE a par ailleurs démontré que l’espérance de vie va continuer à augmenter pour atteindre en 2060 91 ans pour les femmes et de 86 ans pour les hommes. En 2035, une personne sur trois sera âgée d’au moins 60 ans. En 2050, 31% de la population sera âgé de 60 ans et plus et, 15,6 % des personnes auront plus de 75 ans. En 2060, les personnes âgées de plus de 80 ans représenteront, sur une population française totale estimée à 73 millions d’habitants, plus de 7 millions d’individus (soit 10 % de la population totale contre 4,5 % actuellement).Il est donc totalement irresponsable de ne pas avoir engagé un forte politique de natalité afin de prévoir dans les décennies à venir une solidarité intergénérationnelle, indispensable à la sauvegarde de notre système de protection sociale ,d’autant plus que le nombre de personnes âgées dépendantes va lui aussi augmenter(environ 1% par an jusqu’en 2040) .

 

La famille cible des politiques gouvernementales

  • La vision des gouvernements successifs n’est certes pas de mener une politique familiale d’envergure, pourtant essentielle pour préserver notre capital démographique. Ceci fut initié dans les années 70 par Jacques Delors qui dépouilla la branche famille au profit des autres branches (vieillesse, retraite) ; s’ensuivirent alors un fatras de prestations, d’allocations (logement, handicapé, parent isolé, assurance vieillesse etc…). On est bien loin de la vocation initiale en 1945 des allocations familiales dont l’objectif était de favoriser la natalité française et d’aider toutes les familles, quel que soit leur revenu. Un bref passage sur le site des allocations dites familiales donne le vertige.
  • Les déclarations tant de droite que de gauche sont révélatrices de leur manque d’ambition pour la France et du sacrifice annoncé de toute politique en faveur de la famille (Frédéric Lefebvre : « pourquoi est-ce que c’est si difficile pour la France de faire baisser le chômage ? Il faut dire la réalité. Parce qu’on a un taux de natalité beaucoup plus important que beaucoup d’autres pays ». Quant à Yves Cochet, il préconise la « grève du 3e ventre » afin que l’on agisse en France sur les allocations familiales de manière à dissuader les couples de procréer au-delà des deux enfants pour cause d’émission de CO2 générée par de nouveaux « humains » sur la planète)
  • Pas d’exception à la nouvelle disposition prévoyant le recul à 67 ans de l’âge auquel on pourra faire valoir son droit à une retraite à taux plein. En jugeant non négociable cette disposition pour les mères de trois enfants et plus, le gouvernement de Nicolas Sarkozy ajoute de l’injustice à une réforme déjà très injuste, et porte un mauvais coup aux familles françaises. Les femmes dont la carrière professionnelle a été régulièrement interrompue pour élever des enfants seront lourdement pénalisées, faisant les frais d’une réforme qui ne permet même pas sur le fond d’assurer l’équilibre financier du système ! Travailler jusqu’à 67 ans, voilà le sort que leur réserve un gouvernement sourd à toutes les demandes, si ce n’est à celles que lui murmurent à l’oreille les agences de notation et les marchés financiers : cette décision est un nouveau front ouvert contre notre politique nataliste, alors que le gouvernement vient déjà d’annoncer la fin de l’avantage fiscal accordé aux couples mariés. C’est absurde parce que le financement des retraites dépend à terme de l’état de la démographie française, dont on doit espérer qu’elle soit la plus vigoureuse possible. Il va aussi sans dire qu’un pays en bonne santé est un pays qui fait des enfants. Ce n’est manifestement pas la position d’un gouvernement qui, comme nul autre auparavant, attaque les familles.
  • De même, en ce qui concerne les caisses de retraite complémentaire, à compter du 1° Janvier 2012, les pensions liquidées au titre de la seule partie de carrière postérieure au 31/12/2011 ne bénéficieront plus que d’une majoration pour enfants de 10%, quel que soit le nombre des enfants nés ou élevés à partir de 3, et avec un plafond de 1000€ (précédemment la majoration était de 8% pour 3 enfants et plus).On est évidemment très loin d’une politique familiale ambitieuse…et en pleine contradiction avec les objectifs affichés: le retour à l’équilibre financier des caisses de retraites de cadres à moyen et long terme. En effet, dans notre système par répartition, ce sont les jeunes actifs qui financent les retraites. La diminution drastique de la majoration pour enfants pénalisant lourdement les familles de + de 3 enfants, il est à craindre que le nombre de cotisants n’aille qu’en diminuant.
  • Familles monoparentales : leur nombre a doublé en 40 ans. Un foyer sur cinq est concerné et pour 80% des cas, ce sont les femmes qui sont à leur tête. 2,8 millions d’enfants vivent dans une famille monoparentale dont les conditions de logement sont beaucoup plus difficiles et la situation économique beaucoup plus précaire.

 

Positions

Instituer une véritable politique familiale volontariste, nataliste et ambitieuse.

  • Création d’un revenu parental, dès que les finances le permettront, destiné à offrir, pendant la période souhaitée, aux mères ou aux pères de famille la possibilité de choisir librement entre l’exercice d’une activité professionnelle et l’éducation de leurs enfants : versement d’un revenu équivalent à 80% du SMIC pendant 3 ans à partir du 2ème enfant, renouvellement d’une durée de 4 ans pour le 3e enfant.
  • Mise en place d’un statut juridique et social dans le cas du choix de ce revenu parental, pour la mère ou le père concerné : protection sociale, droit renforcé à la formation professionnelle.
  • Abaissement de l’âge de la retraite pour les mères ayant élevé au moins trois enfants ou ayant élevé un enfant handicapé.
  • Aide à la garde des enfants afin que chaque Français(e) puisse plus facilement concilier une vie professionnelle épanouie et une vie familiale heureuse.
  • Lutte contre la vulnérabilité et l’accroissement de la pauvreté des familles monoparentales françaises en les accompagnant dans leur recherche de logement et en mobilisant les grandes entreprises sur leurs conditions de travail (flexibilité des horaires).
  • Les allocations familiales, réservées aux familles dont un parent au moins est français, seront revalorisées et indexées sur le coût de la vie. Elles retrouveront pour objectif la couverture d’une partie conséquente du coût réel de l’enfant à charge.
  • Si une telle politique crée des droits, elle implique aussi des devoirs. Les facilités qu’elle procure supposent que les parents assument leurs responsabilités vis-à-vis de leurs enfants. En cas de manquement, ils devraient en être partiellement ou même totalement privés, sur décision de justice. Les sommes qui ne leur seraient pas versées reviendraient à un fonds de soutien collectif aux familles.
  • Le libre choix pour les femmes doit pouvoir être aussi celui de ne pas avorter : une meilleure prévention et information sont indispensables, une responsabilisation des parents est nécessaire, la possibilité d’adoption prénatale doit être proposée, une amélioration des prestations familiales pour les familles nombreuses doit être instaurée
  • Amélioration du statut des familles d’accueil : tout en exerçant un contrôle strict afin d’éradiquer la maltraitance des enfants (qui devra être sévèrement sanctionnée), il faut impérativement humaniser le statut de ces familles d’accueil qui se voient retirer du jour au lendemain des enfants malgré de forts liens d’affection qui se sont tissés avec eux.
  • La réussite française que représente l’école maternelle doit être préservée, alors que de plus en plus depuis 2007 les enfants de moins de 3 ans en sont exclus, pour des raisons purement comptables.
  • Le préfet de département veillera à ce que les collectivités territoriales privilégient le développement des crèches dans leurs budgets
  • Veiller à ne pas instaurer la CSG, comme prévu dans le projet de la loi de financement de la Sécurité Sociale minorant de 6% le CLCA (complément de libre choix d’activité), prestation permettant d’aider le parent qui fait le choix de réduire partiellement ou totalement son activité professionnelle à s’occuper de son enfant de moins de trois ans

 

Protéger et valoriser la famille

  • Suicide des enfants : une récente étude effectuée par le psychiatre Boris Cyrulnik indique de façon très alarmante que le suicide touche désormais de très jeunes enfants (26 suicides dénombrés en 2008 chez des enfants âgés de 5 à 14 ans). Rappelons que le suicide est la deuxième cause de mortalité chez les adolescents. Cet état dépressif et cette grave détresse des jeunes et des enfants sont le résultat de la destruction de la cellule familiale, ayant perdu ses repères, sa valeur d’exemple, d’absences de limites clairement définies (autorité, respect mérite), de la situation économique précaire particulièrement des mères seules pour élever leurs enfants, de l’isolement moral et psychique créé par internet, Facebook et autres jeux vidéo sans surveillance. Il est donc tout à fait impératif de remettre la protection familiale au centre des préoccupations gouvernementales.
  • Défendre la structure familiale : institution irremplaçable, la famille représente le caractère central de la société, la famille doit se fonder exclusivement sur l’union d’un homme et d’une femme et accueillir des enfants nés d’un père et d’une mère. Nous nous opposerons donc à toute demande de création d’un mariage homosexuel et/ou d’une adoption par des couples homosexuels. Pour autant, la vie commune suscitant des intérêts matériels communs, le PACS apporte une solution suffisante et ne sera pas remis en cause.
  • Défendre l’enfant contre la violence : la loi de juillet 1949 sur les publications destinées à la jeunesse et l’action renouvelée et encouragée des associations familiales doivent permettre une meilleure protection des enfants contre toutes les formes de violence, y compris la violence pornographique et la violence morale via internet. Tout acte de maltraitance, de violence, a fortiori de pédophilie envers les enfants devront être très sévèrement punis.